Vatican : le Pape Léon XIV appelle les congolais à la responsabilité collective face à la crise

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De retour à Kinshasa, Joëlle Bile, ancienne candidate à la présidentielle de 2023, a livré un témoignage chargé de symboles ce jeudi 11 février dans l’émission 50 Bonjour sur Télé 50.

Au cœur de son intervention : sa rencontre avec Sa Sainteté le Pape Léon XIV au Vatican, où la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo a occupé une place centrale.

Un regard pastoral sur la crise congolaise
Invitée officiellement par le Mouvement politique pour l’unité (MPPU), organisation internationale basée en Italie et engagée dans la promotion du dialogue entre les peuples, Joëlle Bile affirme avoir été marquée par la profondeur de l’attention accordée au Congo par le successeur du Pape François.

« Honorée d’être reçue par lui, je lui ai exprimé mes hommages et ma reconnaissance. Il m’a parlé du Congo comme un pasteur qui n’oublie aucune de ses brebis, aucun pays. Il m’a parlé du Congo avec un attachement profond, non seulement au pays, mais aussi à son peuple et à la dignité humaine. », a t’elle révélé.

À travers ces mots, c’est une posture spirituelle mais aussi diplomatique qui transparaît : celle d’un chef religieux attentif aux souffrances des peuples et soucieux de justice.

La responsabilité collective comme clé de sortie de crise

Dans un contexte où l’opposition congolaise continue de réclamer un dialogue national inclusif, le Souverain pontife aurait insisté, selon elle, sur un principe fondamental : la responsabilité collective.

« Il m’a parlé de la responsabilité collective que nous, Congolais, avons d’où que nous soyons, de l’intérieur comme de l’extérieur pour construire un avenir basé sur la justice, résolument tourné contre la violence, contre l’exclusion et contre l’injustice. », a t’elle souligné

Un message qui résonne particulièrement alors que Kinshasa et l’AFC-M23 ont récemment paraphé à Doha un mécanisme conjoint de supervision du cessez-le-feu, dans un climat toujours fragile.

L’Église, facilitatrice d’un dialogue crédible ?

Pour Joëlle Bile, l’Église catholique pourrait jouer un rôle stratégique dans la consolidation de la paix, en raison de son autorité morale et de l’influence diplomatique du Pape auprès de nombreux chefs d’État.

Dans un pays où l’Église a souvent servi de médiatrice lors des crises politiques majeures, cette perspective relance le débat sur les voies possibles d’un dialogue inclusif et durable.
Se réclamant de l’esprit du message pontifical, Joëlle Bile affirme vouloir contribuer, par ses engagements, à la construction d’une paix fondée sur la justice et la dignité humaine en République démocratique du Congo.

GHK

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