Depuis l’avènement au pouvoir du fils biologique d’Étienne TSHISEKEDI, en 2019, les scandales ne cessent de se multiplier au sommet de l’État, jusque dans nos cités. Depuis que l’actuel monarque du Royaume Kongo de Kinshasa tient les rênes du pays, c’est le grand délire ! Avec ce pouvoir, on nous sert des spectacles de tous genres, et sur plateau d’or s’il vous plaît : si ce n’est pas un scandale financier qui vous laisse hébété, ce sera une affaire d’immoralité sexuelle qui fera la une.
Alors, une question s’impose : dans quelle République vivons-nous désormais ?
Dans le tumulte du pouvoir, le régime précédent fut vomi par le peuple à cause de sa mauvaise gouvernance et de sa brutalité. Lassé de la gestion calamiteuse de Joseph Kabila, le peuple attendait un archange — celui de la libération, de la bonne gouvernance, du redressement moral. On croyait voir descendre du ciel un messie politique, un sauveur assis à la droite du Père pour nous délivrer du joug « joséphin ».
Mais hélas ! Après plus de trente ans de Mobutisme et près de vingt ans de Kabilisme, le peuple, par lassitude autant que par naïveté, s’est jeté dans les bras d’un vieux parti d’opposition qui avait combattu quarante ans durant. Il croyait trouver là un refuge, une espérance, une justice. Ce parti, qui jadis portait haut le slogan « Le Peuple d’Abord », s’est aujourd’hui mué en un nirvana impuissant, incapable d’offrir le bonheur promis à ceux qui y ont cru avec ferveur.
Alors, demandons-nous franchement : le peuple est-il satisfait de la gestion actuelle du pays ?
Au regard de la réalité quotidienne, la réponse saute aux yeux : non. Chômage des jeunes, précarité de la vie, hôpitaux sans soins, gabegie financière, corruption à ciel ouvert — tout cela a fini par décourager un peuple déjà meurtri par l’histoire.
Et comme si cela ne suffisait pas, le parti du « progrès social » nous offre aujourd’hui des spectacles indignes à longueur de journée : braquages à répétition, scandales publics, femmes dénudées en plein midi, viols… Voilà donc le visage du « changement » qu’on nous avait promis.






