.Au lendemain de l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2026, l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo vit des moments des fortes turbulences politiques. Pour cause, plusieurs membres de bureau sont visés par des pétitions signées par un groupe de députés nationaux afin d’obtenir leur départ du perchoir. Et parmi leurs cibles, il y a le Rapporteur de la Chambre basse du Parlement, le Professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, à qui les frondeurs reprochent notamment de « perturber le bon déroulement des travaux de l’Assemblée, en entraînant un dysfonctionnement institutionnel. Des récriminations ridicules qui ne tiennent pas la route et qui n’ont aucun rapport avec les motifs invoqués par les pétitionnaires, à savoir : les problèmes sociaux et de gestion financière de l’institution, qui ne relèvent nullement des prérogatives du Rapporteur de cette chambre législative.
Pour vous en convaincre, en vertu du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale, le Rapporteur s’occupe notamment de « l’organisation technique des travaux des séances plénières et des commissions.
Il est également le Porte-parole de l’Assemblée nationale et supervise le service de presse ».
La Pétition contre le Professeur Jacques Djoli est vraiment une pétition de la honte. Dans la mesure où certains dysfonctionnements enregistrés dans le déroulement des travaux sont la conséquence de manque des moyens dont souffre l’Assemblée nationale (situation que le Président de l’Assemblée nationale a maintes fois dénoncé du haut du perchoir). Et il faut donc être de très mauvaise foi, pour mettre en doute la compétence du Rapporteur Jacques Djoli dont le travail est grandement apprécié par ses collègues élus du peuple et par d’autres membres du bureau.
Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon les pétitionnaires ayant signé la pétition contre Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne seraient plus de ce monde. Pour cause, il nous revient en somme que les pétitionnaires n’auraient pas vu ou lu le texte. Ils se seraient contentés d’apposer leurs signatures sur un papier duplicateur contenu dans une farde. Et le pétitionnaire en chef, Crispin Mbindule, avec toute sa turpitude aurait alors bricolé ce chiffon de la honte.
Comme on le voit, l’action entreprise par Mbindule et compagnies contre le Rapporteur Jacques Djoli relève de la politique politicienne de « Ôte-toi de là que je m’y mette ». D’autant plus que certains acteurs politiques, notamment originaires du Grand-Equateur, n’ont jamais digéré l’élection du président initiateur des Bâtisseurs du Congo (BC) au poste de Rapporteur de l’Assemblée nationale, cela avec un impressionnant score de 385 voix sur 405 votants. Pour preuve, on a noté la présence très remarquée de certains élus du Grand-Équateur parmi les frondeurs, lors du dépôt de ces pétitions, juste après la clôture de la séance inaugurale de la session ordinaire de septembre.
Certaines sources évoquent même la mobilisation des billets verts pour motiver les députés pétitionnaires, afin d’atteindre leur objectif de défenestrer Jacques Djoli et récupérer le poste de Rapporteur qu’ils n’ont pas pû avoir lors de la mise en place du bureau définitif actuel de la Chambre basse du Parlement. Des messes noires sont même organisées pour le besoin de la cause.
A cause de leur haine et de leurs ambitions personnelles, certains politiciens congolais sont donc prêts à mettre en danger les institutions législatives nationales, qui ont grandement besoin de la quiétude et de la sérénité pour mener à bien cette session essentiellement budgétaire. Et pour un pays en guerre, on ne peut pas s’offrir un tel risque.









