Pakadjuma : Hon. Jacques Djoli, profondément indigné par l’annonce du rapatriement par bateau de ces malheureux déguerpis dans leurs provinces d’origine

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La destruction des constructions jugées anarchiques, érigées dans le quartier Pakadjuma, sur le site ferroviaire de l’ONATRA, a fait réagir vigoureument le Professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, député national élu de Boende, dans la province de la Tshuapa, et Rapporteur de l’Assemblée nationale. Pour ce digne fils du Grand-Equateur, rien ne peut justifier le manque d’humanité et le non-respect de la vie et de la dignité humaines ayant caractérisé cette opération menée de manière violente par l’Hôtel de Ville de Kinshasa, qui n’a prévu aucun site de recasememt pour les victimes, qui vivent actuellement à la belle étoile, sur les abords de la Route des Poids-lourds.

« Permettez-moi d’abord d’exprimer toute ma compassion à l’égard de ces compatriotes, dont la plupart sont originaires du Grand-Equateur, qui ont subi un traitement inhumain et une atteinte à leur intégrité physique. Pourtant, l’article 16 alinéa premier de la Constitution consacre le caractère sacré de la vie humaine : ‘La vie humaine est sacrée. l’État a l’obligation de la respecter et de la respecter.’ « , a rappelé le Professeur Jacques Djoli se dit très outré par les propos inadmissibles tenus par les autorités de la ville-province de Kinshasa et les responsables de l’Office National des Transports, qui ont annoncé avoir mis à la  disposition de ces malheureux deguerpis de Pakadjuma des bateaux pour retourner dans leurs provinces d’origine. Ce qui va à l’encontre de l’article 30 de la Constitution de la RDC, qui affirme la liberté d’établissement de tout congolais sur le territoire national congolais.

« Toute personne qui se trouve sur le territoire national a le droit d’y circuler librement, d’y fixer sa résidence, de le quitter et d’y revenir, dans les conditions fixées par la loi », dispose l’article 30 de la Constitution de la RDC, dans son premier alinéa.
Si on l’on envisage  de faire retourner dans leurs provinces d’origine les victimes de démolition des constructions dites anarchiques de Pakadjuma. Et qu’est-ce que le gouvernement provincial de Kinshasa compte-t-il faire des fameux  Wewas, qui sèment le chaos et le désordre dans la circulation routière dans la capitale ?
Des bateaux pour faire voyager les congolais du Grand-Equateur en toute sécurité et dans des conditions décentes n’ont jamais existé, comment l’ONATRA a-t-il trouvé des bateaux pour ramener ces équatoriens dans leur territoir ?.
Pourquoi les faire retourner à l’Equateur ?
Je rappelle que ce n’est pas par plaisir qu’ils sont venus à Kinshasa. Ils sont venus chercher une vie meilleure, des nouvelles opportunités, parce qu’il n’y a rien au village », s’est indigné Jacques Djoli Eseng’Ekeli qui, en tant qu’élu national du territoire de Boende, a plus d’une fois posé des actes de bienfaisance à Pakadjuma, surtout en faveur des écoliers et des personnes vulnérables.
D’où sa profonde indignation sur le mauvais traitement leur infligé par les autorités de la capitale.

*Comment envisager un retour volontaire de certains deguerpis de Pakadjuma ?*

Au delà de son indignation, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, en sa qualité de Notable du Grand-Equateur pense qu’il faut une réponse responsable, coordonnée et durable de la part des pouvoirs publics, pour faire face au drame humain créé par le déguerpissement sauvage des occupants du quartier Pakadjuma.

« La mise à disposition de moyens de transport fluvial afin de permettre aux populations concernées de regagner leurs provinces d’origine constitue une mesure d’urgence. Toutefois, cette démarche ne saurait se limiter à un simple déplacement géographique. Elle doit impérativement s’inscrire dans une stratégie globale d’accompagnement et de reconstruction », a-t-il indiqué. Et de poursuivre :

« Si un retour vers les territoires est envisagé, celui-ci doit être organisé en étroite collaboration avec les gouverneurs de province, les autorités locales et les représentants nationaux élus. Il est de notre responsabilité collective de transformer cette épreuve en opportunité de relance territoriale.
La reconstruction ne peut être uniquement matérielle ; elle doit également être sociale et économique. Cela implique :
✓un encadrement administratif clair des familles concernées ;
✓un dispositif d’accueil structuré dans les provinces ;
✓des mesures favorisant l’accès au logement, à l’activité génératrice de revenus et aux services sociaux de base », a recommandé Jacques Djoli Eseng’Ekeli, pour qui a martelé sur le respect de la loi et de la vie humaine, dans les agissements des autorités étatiques vis-à-vis de la population.

JR Mokolo

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