Rapport du CREFDL: FRIVAO contre-attaque, Monseigneur François MWARABU démonte « l’enquête biaisée »

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Alors que l’ASBL CREFDL accuse la Coordination du FRIVAO d’avoir dilapidé près de 195 millions USD destinés aux victimes des activités illicites de l’Ouganda, le Coordonnateur national, Monseigneur François MWARABU, sort de son silence. Dans une réplique ferme, il dénonce une enquête « biaisée », « non exhaustive » et entachée d’« imprécisions » qui relèvent davantage de la manipulation de l’opinion que de l’investigation sérieuse.

Selon le Coordonnateur, l’étude menée par le CREFDL pèche par manque de professionnalisme. « Les données chiffrées ne reflètent pas la réalité de la gestion interne. Les sources ne sont pas citées ni vérifiables, et les accusations de détournement ne reposent sur aucune preuve bancaire ni audit certifié », martèle-t-il.

Il rappelle que le FRIVAO, créé sur base de l’arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) et du décret présidentiel, n’est pas une structure improvisée. Or, le CREFDL « ignore ou feint d’ignorer ces deux textes fondamentaux », ce qui l’amène, selon lui, à produire une lecture biaisée et tronquée du dossier.

Réagissant aux critiques liées aux fonds prélevés pour l’installation du Conseil d’administration, Monseigneur MWARABU précise que ces dépenses étaient dues au retard dans la mise en place du Fonds alors que le budget de l’État avait déjà été voté. « Il s’agissait d’un emprunt autorisé par le ministre de la Justice et l’Inspection générale des finances (IGF) », souligne-t-il.

Concernant les versements, il insiste : « Durant notre gestion, il n’y a eu que deux décaissements de 65 millions USD chacun. Nous avons quitté le 12 août 2024 et la traçabilité existe dans les relevés bancaires. Le reste, ce sont des inventions destinées à distraire l’opinion. »

Sur la question du retrait de 2.848.750 USD attribué au ministre de la Justice, MWARABU renvoie la responsabilité : « Qu’on cite le ministre concerné. Cela ne regarde pas la coordination. » Il rappelle qu’avant sa suspension, la gestion du FRIVAO avait déjà été auditée par l’IGF et la Cour des comptes.

Au-delà de l’argumentaire technique, l’affaire prend une tournure politique. MWARABU estime que certains cherchent à instrumentaliser l’opinion en vue de fragiliser le FRIVAO et de salir sa réputation. « On ne peut pas se contenter d’approximations pour traiter une question aussi grave, qui engage la justice internationale et la mémoire des victimes », insiste-t-il.

Dans une posture de transparence, il appelle à une enquête menée par des organes habilités, basée sur des documents officiels et non sur des insinuations.

Trois questions demeurent ouvertes :

Qui cherche réellement la tête de Monseigneur François MWARABU ?

À qui profite la publication de ce rapport controversé du CREFDL ?

Pourquoi ce document ne mentionne-t-il nullement les reproches publics du ministre MUTAMBA contre l’intérimaire Chançard BOLUKOLA, ni les sorties de fonds affectées à la SNEL, au Jardin botanique et à d’autres structures publiques ?

Jean-Trésor NTUMBA

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