Mathieu Luboya, président du mouvement Conscience Nationale et proche de Jean-Marc Kabund, tire la sonnette d’alarme sur l’impasse sécuritaire en République démocratique du Congo. Il fustige ce qu’il décrit comme une stratégie confuse et contre-productive menée par le président Félix Tshisekedi, accusé de bloquer le dialogue national et de semer la discorde entre les partenaires internationaux.
Dans un contexte marqué par l’enlisement des conflits à l’Est de la RDC et l’échec des multiples initiatives de paix, la voix de Matthieu Luboya se veut tranchante. Le président du mouvement Conscience Nationale, connu pour sa proximité avec l’opposant Jean-Marc Kabund, a pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie de « cacophonie sécuritaire » à la tête de l’État congolais.
Selon lui, le président Félix Tshisekedi manque de ligne directrice claire, et se rend responsable d’un « brouillage stratégique » qui entrave les dynamiques de paix, tant sur le plan interne qu’international.
« On assiste à une gestion confuse, où les initiatives se chevauchent, se contredisent ou s’annulent mutuellement. C’est une obstruction politique permanente », martèle Luboya.
Dans son analyse, Luboya met en exergue trois incohérences majeures révélatrices, selon lui, d’un pouvoir en perte de boussole :
- Donald Trump, ancien président américain, affirme avoir « mis fin à la guerre sans l’ONU » une déclaration qui remet en cause la légitimité onusienne dans les processus de paix.
- Emmanuel Macron appelle à une « convergence des initiatives » entre l’Union africaine et Washington, plaidant pour une synergie équilibrée entre partenaires.
- Félix Tshisekedi, paradoxalement, choisit aujourd’hui de repositionner l’ONU comme garant de l’Accord de Washington, alors même que les États-Unis en sont déjà les parrains principaux.
« Cette valse-hésitation permanente traduit un manque de vision, voire une volonté délibérée de brouiller les pistes. Cela retarde dangereusement toute perspective de sortie de crise durable », accuse Luboya.
Le leader de Conscience Nationale dénonce également l’absence d’un véritable dialogue inclusif entre Congolais, systématiquement bloqué selon lui par des jeux d’intérêts politiques internes.
Dans un climat de tensions croissantes, sa prise de position rejoint celle d’une frange de l’opposition qui réclame un audit complet de la stratégie sécuritaire du gouvernement et une reconfiguration urgente du leadership dans la gestion des conflits.
Alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’Est du pays, les accusations portées par Mathieu Luboya viennent raviver le débat sur la gouvernance de la crise par le pouvoir en place. Une chose est sûre : le flou stratégique de Kinshasa commence à coûter cher en vies humaines, en crédibilité internationale, et en espoirs de paix.
Trésor NTUMBA









