Dans la continuité de l’affaire judiciaire impliquant Constant Mutamba, le Parquet général près la Cour de cassation est passé à l’exécution ferme du jugement. Le Directeur Général de la RAWBANK a été officiellement saisi pour procéder au transfert de près de 20 millions de dollars du compte de la société ZION au profit de la société FRIVAO. Une étape décisive dans un dossier à forts rebondissements.
La saga judiciaire entourant Constant Mutamba prend un tournant concret. Suite à la décision définitive rendue par la Cour de cassation, le Procureur Général a enclenché une procédure rare, mais légale, visant à faire exécuter le jugement en mobilisant directement les institutions financières.
Dans une correspondance adressée à la Direction Générale de la RAWBANK, le Parquet demande formellement le virement d’une somme de 19,9 millions de dollars américains montant devant transiter du compte bancaire de la société ZION vers celui de la société FRIVAO. Cette somme représente, selon la décision de justice, une créance due dans le cadre de l’affaire ayant conduit à la condamnation de Mutamba.
Cette initiative judiciaire, bien que conforme au droit, soulève plusieurs interrogations dans les milieux économiques et politiques. Elle illustre la volonté de la justice congolaise de faire appliquer ses décisions jusqu’au bout, même si cela implique de contraindre des établissements bancaires à exécuter des transferts sensibles.
Du côté de la RAWBANK, la prudence est de mise. L’établissement n’a pas encore réagi publiquement, mais des sources internes évoquent une « analyse juridique minutieuse » avant toute opération financière. Le respect des procédures légales et la protection de ses clients figurent parmi les préoccupations majeures de la banque.
En ciblant directement les flux financiers liés à l’affaire Mutamba, le Parquet envoie un message fort : nul n’est au-dessus de la loi, ni les individus, ni les structures économiques qui les abritent. Reste à savoir si cette action marquera un précédent dans la lutte contre l’impunité ou si elle ouvrira une nouvelle zone de turbulence dans les relations entre justice, finance et pouvoir en République Démocratique du Congo.
Jean-Trésor NTUMBA









