De l’insubordination à la chute de Chantal Chambu Mwavita

0
590

Écartée du Gouvernement Suminwa II, l’ancienne ministre des Droits humains, Chantal Chambu Mwavita, paie le prix d’une série d’irrégularités et d’actes de gestion jugés contraires aux directives présidentielles. Malgré les instructions fermes du Chef de l’État, notamment sur la limitation des recrutements clientélistes dans les ministères, et les mises en garde exprimées lors de la 33ᵉ réunion du Conseil des ministres du 28 février 2025, l’ex-ministre a continué à signer des arrêtés de nomination et à créer de nouvelles structures.

Son mode de gestion, teinté de népotisme selon plusieurs sources, a également conduit à la violation de l’Arrêté n° 001/CAB/MIN/DH/2024 du 1er juillet 2024, notamment de ses articles 6 et 7. Elle aurait illégalement remplacé des Experts nationaux, chargés d’études et agents de la Cellule technique des droits humains (CTDH), pourtant considérée comme la « mémoire institutionnelle » du ministère et distincte du cabinet ministériel régi par le Décret n° 22/10 du 4 mars 2022.

Les rappels à l’ordre adressés par la Première ministre et le Président de la République, à travers trois correspondances datées des 24 mai, 9 juin et 15 juillet 2025, n’ont pas suffi. Chantal Chambu Mwavita aurait persisté dans ce que certains décrivent comme une insubordination manifeste, provoquant un climat de désordre au sein de son ministère et privant de travail plusieurs pères et mères de famille pendant près de six mois.

Désormais, au-delà de sa mission traditionnelle de promotion et de protection des droits humains, le nouveau ministre, Samuel Mbemba, hérite d’une tâche urgente : rétablir l’ordre et la discipline au sein du Ministère des Droits humains.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici